Témoignages

 

Cette page est consacrée aux témoignages de toutes sortes :

que vous soyez parrains ou marraines d'un enfant ou ancien, que vous reveniez de la réserve et souhaitez nous laisser vos impressions, que vous vouliez témoigner sur un sujet relatif au peuple lakota, sur votre engagement humanitaire ou sur tout sujet touchant l'environnement de l'association, contactez nous sur le mail de PRES : contact@pres-asso.org
 
 

 

Mon parrainage

 

Après une expérience décevante de parrainage d'enfants handicapés au Vietnam j'ai découvert par hasard le site de l'association One Spirit aux USA. J'ai immédiatement pris contact avec la responsable des parrainages qui m'a répondu très rapidement en me demandant de préciser mes préférences quant à l'enfant (Sexe, âge ).

Deux jours plus tard je recevais par email le nom et l'adresse postale d'une mamie qui avait sollicité une aide pour sa petite-fille Tapenga âgée de 9 ans. J'ai pu entrer tout de suite en relation avec elle par emails.

Une confiance réciproque s'est vite installée et je suis fière et émue que nous soyons devenues amies.

J'envoie régulièrement (Tous les deux mois) des vêtements neufs à Tapenga (Je demande toujours l'avis de sa grand-mère en ce qui concerne la taille et le choix) ainsi que des petits cadeaux pour les occasions spéciales. Tapenga a une petite soeur de 5 ans, Patricia qui manifestait une certaine jalousie aussi la mamie m'avait demandé de ne plus rien envoyer mais je lui ai proposé de parrainer les deux fillettes et elle a tout de suite accepté.

Un jour la mamie m'a demandé mon adresse; je n'y ai pas prêté attention mais quelle ne fut pas ma surprise de recevoir deux semaines plus tard un colis des USA! Il contenait un T-shirt et une casquette pour mon fils et une ravissante paire de boucles d'oreilles pour moi-même.

 

Le fait de connaître l'anglais et de pouvoir échanger par emails a dû contribuer à la réussite de ce parrainage qui m'apporte beaucoup!

Récemment j'ai même pu téléphoner à celle que j'appelle désormais mon amie.

Françoise Brassart

Voici la traduction d'un texte de Patricia:

VALEURS CULTURELLES - Patricia Catches The Enemy

 Un coup d'œil en arrière dans l'histoire me rappelle l'une des plus importantes valeurs culturelles qui nous manque aujourd'hui.  C'est non seulement une leçon, mais un mode de vie que nous avons besoin de re-dynamiser :nous devons nous  mobiliser pour accepter cette valeur sacrée,  regarder autour pour voir lequel d'entre nous a le plus besoin de notre aide et tendre la main pour aider. Après tout, c'est une attitude qui n'a plus cours de nos jours.   Que ce soit celle de votre père ou du mien, la valeur culturelle réelle de toute la nation est de travailler ensemble pour quelque chose qui durera pendant des générations. Dans le cas des Lakotas: une maison pour une famille. Surtout, en cette ère de technologie où l'on devient dépendant du pétrole, de l'électricité, des ipods, via les satellites et où nul ne connaît plus son voisin   Nous vivons dans une jungle de ciment!

 À titre d'exemple, mon père était un homme réellement bon,  honnête, travailleur et dévoué à rendre le monde meilleur pour son peuple.J'ai grandi dans un monde de pauvreté, mais nous avons eu la nourriture sur la table chaque jour, nous avions une maison construite à la main par des hommes d'une génération où l'on travaillait durement dans les champs .Ils construisaient à la force de leurs bras et non à l'aide de machines. Oui, nous étions pauvres, mais nous étions heureux parce qu'à cette époque nous n'avions pas besoin d'électricité ou de propane ou d'huile pour nous chauffer en hiver et nous ne dépendions pas de l'argent pour notre subsistance. Ces jours sont révolus, mais ils nous ont laissé un héritage qui est je crois existe encore aujourd'hui, même si c'est un mouvement silencieux.Un mouvement qui intègre l'ensemble de ce caractère sacré du passé qui nous a façonnés et a fait de nous ce que nous sommes à présent.  

Je suis la fille de Petaga Yuha Mani,  mieux connu sous le nom Pete Catches dans le monde non indigène. Lui et ma mère ont perdu ce don précieux de travailler ensemble. Je les ai vus transmettre le savoir qu'ils détenaient de leurs parents et qui m'a été transmis. Maintenant, je me dois de transmettre à mon tour cet héritage . C'est ainsi. Et donc, en gardant ce feu d'amour ou de mission d'amour, je parle au nom de la mission de l'Amour (Mission of Love), n'est-ce pas ce que nous sommes là pour ça? Nous ne venons pas  «ré-évangéliser»,  Mais nous venons vous proposer notre aide, à vous et vos familles, parce que nous avons vu que vous aviez besoin d'une maison pour élever vos enfants et nous travaillons avec vous, côte à côte pour vos petits enfants au-delà des considérations politiques ,des  barrières bureaucratiques,des doutes et des malentendus culturels, de sorte qu'en travaillant ensemble, nous en tirons tous deux des avantages et  réalisons que nos douleurs sont les mêmes. Ainsi nous contribuerons à sauver notre monde.

Patricia Catches The Enemy
 

Vous trouverez un autre texte de Patricia Catches the Enemy ici: Trees of Love  - Patricia Catches

http://www.missionoflove.org/Pineridge/PineRidge.htm

 

 

Samedi 16 Mai 2009 :

 

UN HUMANISTE NOUS A QUITTE.

C'est avec une grande tristesse que nous apprenons le départ de notre ami et adhérent Makwa, appelé à d'autres missions au pays des chasses éternelles.

« L’Ours Makwa » ( comme il aimait se dénommer) était un "grand bonhomme" dans tous les sens du terme. Son amour à défendre la cause amérindienne, allait au delà des peuples Algonquins du Canada, qu'il avait côtoyé pendant de longues années et l'amena à prendre le chemin du Sud Dakota et agir pour les enfants Lakotas par le biais de notre association. 

Non seulement il travaillait sur le recensement des 700 nations amérindiennes, mais il s’était fait en Europe, le porte parole du pasteur Canadien Kevin Annett qui lutte au côté des communautés amérindiennes pour dénoncer le génocide des enfants dans les écoles catholiques canadienne entre 1922 et 1984.

J’ai encore en mémoire tous ses mails rageurs et cette « obsession » bienveillante de vouloir que la vérité éclate. Il a, par une dépense d’énergie sans faille, réussit dans cette mission qu’il s’était fixée.

« C’est un beau jour pour mourir », se serait exclamé Crazy Horse en enfourchant son apaloosa pour aller mettre la pâtée à Custer sur les hauteurs de la Little Big Horn River !

Je pense que pour notre ami ce jour fut celui de la délivrance et quant à nous, soyons dignes de la confiance qu’il avait mis en nous en continuant nos actions en faveur des enfants et familles lakotas.

Maintenant, quand la nuit viendra et que la pénombre vous enveloppera, écoutez …. Entendez ces plaintes lascives qui des provinces de Manitoba, de Saskatchewan ou d’Ontario, s’élèvent comme des prières pour célébrer « l’Ours Makwa ». Ces mélopées lancinantes rappellent qu’un frère est parti rejoindre le Grand Mystère.

Mitakuye Oyasin


 

Mercredi 27 Mai 2009:

Je me suis rendue avec ma fille et  Plume à la cérémonie de Makwa ; sous une magnifique photo de lac de montagne,  

 

il est parti comme il a vécu, dans une simplicité extrêmement émouvante ;

il est parti sous les tambours amérindiens des forêts du  Canada où il avait vécu sa jeunesse au milieu de ses amis amérindiens,

il est parti bercé par les doux chants des femmes amérindiennes,  mais aussi par les jodels de son pays d'origine la Suisse, et encore par la Country et les chants de son ami Félix Leclerc qu'il affectionnait ;

il est parti ainsi accompagné par  l'hommage magnifique de son fils envers un père aimé ;

 

c'était un très grand monsieur dans tous les sens du terme ; j'ai pu lire ton message Phil pendant la cérémonie au nom de l'association car ce que tu m'avais envoyé et ensuite placé dans le site de PRES dans la partie Témoignages m'avait énormément touchée et correspondait totalement à Makwa ; son travail dont ses chronologies ne sont  pas perdus loin de là. Son fils Will a tout récupéré dans le plus grand respect.

Makwa avait déjà envoyé ce dossier aux anciens lors de ses "coups de gueule" qui témoignaient du cœur immense de cet homme entier que j'ai eu l'honneur de bien connaître.  

 

Mais suite à vos derniers mails je me suis dis, ayant la chance d'être dépositaire de ce travail que nous avions terminé de mettre en forme ensemble il y a déjà quelques années, qu'il serait peut-être bon de vous le refaire passer en pièce jointe. (A communiquer sans modération en suivant les indications au  bas de la lettre pour plus de facilité.) ...

 

Christine

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